André Zeitoun et Christophe Tang. Photo Eva Sakellarides

Enjeux et risques nutritionnels d’un sport à catégorie de poids : exemple du Muay Thaï (1ère partie)

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Le Muay Thaï (ou boxe thaï) est un sport à catégorie de poids et requiert de la part de ses combattants  : rigueur, régularité, abnégation, courage et détermination… Un Nak Muay doit démontrer ces qualités aussi bien au quotidien au cours de sa préparation physique, de son entraînement, de son alimentation que lors d’un combat. Toutefois, pour accéder au moment ultime d’un face à face sur le ring, il doit franchir l’étape incontournable de la pesée. Si celle-ci n’est pas validée, le Nak Muay ne peut combattre et perd à la fois des semaines de dur labeur mais également sa prime de combat, ainsi que l’occasion de s’exprimer “pugilistiquement” devant un public et d’être reconnu. C’est la raison pour laquelle, on observe différentes stratégies nutritionnelles, parfois néfastes hélas, des boxeurs pour être au poids le jour J. Après une description synthétique du Muay Thaï et de sa pratique, vous trouverez des indications quant aux grands lignes nutritionnelles à respecter pour préserver une longévité sportive et optimiser ses performances.

I.Histoire et description du Muay Thaï

                 I.1. Histoire du Muay Thaï

Le Muay Thaï est la boxe nationale thaïlandaise « moderne ». Elle provient du Muay Boran (l’art de savoir utiliser son corps pour combattre) et du Krabi Krabong (l’art de savoir utiliser les armes), qui sont les formes traditionnelles du Muay Thaï.

Le Muay Thaï est un sport de combat, car il est pratiqué dans le cadre de compétitions, mais il est également un art martial. En effet, il tient son essence même de pratiques guerrières ancestrales (dès la période de Sukhothaï) du peuple Thaï lors de multiples affrontements avec les pays voisins. Ainsi, les soldats devaient connaître le maniement d’armes (lances, épées…) ainsi que des techniques de corps à corps et de combats à mains nues. Par conséquent, les armées ont cherché à perfectionner les compétences de leurs hommes au travers d’entraînements intensifs, transformant ainsi certaines parties corporelles en armes potentiellement meurtrières : coudes, genoux, tibias….              

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Des camps d’entraînements se créèrent (dont le camp Budhai Sawan,  célèbre et réputé sur la période de 1350 à 1757 ap J.C) pour former des élèves, tant issus des classes pauvres que de l’aristocratie.

Conscients de la puissance de cet art martial, des rois mirent en place des troupes d’élite aguerries aux pratiques du Muay Thaï. Lorsque le pays connut la paix (période du Roi Narai Le Grand), le Muay Thaï fut promu auprès de la population en tant que sport, de sorte que des rencontres sportives virent le jour et que certains pratiquants firent de la pratique du Muay Thaï leur profession.

A cette époque, les codes du Muay Thaï étaient les suivants: les combattants se retrouvaient à même le sol, dans un cercle fait de corde inséré dans un carré. Tel était le ring… En guise de gants de boxe, des bandes de coton durcies par trempage dans de l’amidon ou du goudron, étaient nouée autour des mains. Les boxeurs (Nak Muays) portaient également des brassards et serre-têtes pendant le combat. De plus, les règles de combats lors des compétitions étaient simples : les combattants s’accordaient pour se rencontrer, et ceci sans tenir compte de l’âge ni du poids. Le combat prenait fin lorsque l’un des deux Nak Muays capitulait.

Au fil des siècles, le Muay Thaï acquit son statut de sport national et les règles lors des compétitions évoluèrent. Par exemple, vers 1800 ap J.C., il n’y avait pas de rounds définis lors d’un combat, mais chaque round durait le temps qu’une noix de coco vide finisse par couler au fond d’un récipient rempli d’eau où elle était déposée.

La période du roi Rama V (1868 à 1910 ap J.C) fut l’Age d’or du Muay Thaï. Le roi Rama V ordonna la création du Ministère de l’Education et le Muay Thaï fut enseigné comme discipline à l’Ecole d’Education Physique et à l’Académie Royale Militaire.

De nos jours, le Muay Thaï est pratiqué en Thaïlande aussi bien au niveau amateur que professionnel. D’ailleurs, il existe un règlement pour le Muay Thaï amateur, et de nombreuses rencontres sportives se font entre les collèges d’Education Physique (la première eu lieu en 1973), de sorte a créé une émulation et rendre ce sport encore plus populaire. Au fil des années, les structures sportives thaïlandaises prirent de l’ampleur :

  • 1984 : création de l’Amateur Muaythai Association of Thailand
  • 1993 : mise en place de l’International Federation of Muaythai Amateur
  • 1994 : organisation du premier Programme International pour les instructeurs de Muay Thaï par l’Amateur Muaythai Association of Thailand
  • 1995 : l’International Federation of Muaythai Amateur organise à Bangkok le premier Amateur Muaythai Championship
  • 1996 : création de la Federation of Amateur Muaythai of Asia

 

                I.2. Les codes et règles du Muay Thaï

 

Le Muay Thaï est aussi bien une science militaire qu’un sport national populaire. Il permet à un combattant d’exprimer voire d’exhiber sa fierté locale (chaque village ayant sa propre identité et ses champions) lors d’une rencontre avec un adversaire.

Les techniques sont diverses et variées  et font appel à toutes les parties du corps : genoux, tibias, coudes, poings. Les saisies aux corps à corps, les projections, les balayages, les esquives et les blocages sont importantes lors des combats, qui se déroulent sur un ring.        

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Le Nak Muay doit être formé par un entraineur/professeur, qui lui inculque les connaissances et principes de cette discipline. Aussi, afin de témoigner sa reconnaissance et son respect envers son professeur, le Nak Muay procède avant chaque combat à une danse traditionnelle, le Wai Kru, réalisée en se déplaçant sur le ring, au rythme de tambours, cymbales et flûtes javanaises. Ce rituel doit lui permettre de diminuer son état de stress, de se concentrer, de prendre la mesure du ring, de deviner les points faibles de son adversaire, de l’intimider, d’échauffer et préparer son corps, et de se stimuler. Le Wai Kru est aussi une forme de remerciements à l’organisateur de la rencontre ainsi qu’une façon de rendre hommage au Roi. A ce propos, l’Anniversaire du Roi de Thaïlande est l’occasion de gigantesques festivités, au cours desquelles les plus grands boxeurs du monde s’affrontent à Bangkok.

Lors de la rencontre, le Nak Muay porte un short (gung gaeng kaa guay), parfois un/des bracelets porte-bonheur autour du bras (prajeet) et le plus souvent une couronne tissée (mongkon), symbole de la transmission du savoir du maître à l’élève Le boxeur combat de nos jours avec des gants de boxe.                                              

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II.Pratique et enseignement du Muay Thaï en France

 

En France, les pratiquants s’entraînent dans une salle de boxe, voire un gymnase (en Thaïlande, il est fréquent que les boxeurs s’entraînent en extérieur : footing, sacs de frappe, sparring…), sous l’encadrement d’un instructeur diplômé (diplômes d’Etat, brevets de niveau fédéral).

Selon l’entraîneur, ses formations et ses origines pugilistiques (boxe anglaise, Muay Thaï…), les entraînements peuvent varier d’un club à un autre. Néanmoins, une séance dure en moyenne 1h30 à 2H et débute systématiquement par de l’échauffement (30 minutes environ) : corde à sauter, sauts sur place, course autour de la salle, shadow boxing (exécution de mouvements dans le vide), …            

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De plus les séances varient également au sein d’un même club : la technique sera prédominante sur un cours, et sur un autre ce sera de l’endurance ou du renforcement musculaire.                  

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D’autre part, les exercices (ou ateliers) sont divers : sparring, entraînement sur sac de frappe, exercices en binômes (ex : corps à corps, coups de genoux…), entraînements aux paos (différent du sac de frappe car le partenaire qui tient les paos peut se déplacer). L’ensemble de ces exercices constituent environ les 2/3 du cours, celui se terminant en général par des exercices d’abdominaux puis d’étirements. Encore une fois, le contenu du cours est variable d’un professeur à un autre.                                                          

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Pour s’inscrire dans un club, il est impératif de pouvoir présenter un certificat médical valide, attestant de la possibilité de pratiquer la discipline.

 III. Les compétitions et les rencontres sportives

 

Pour pouvoir prétendre aux compétitions ou galas de Muay Thaï, il est nécessaire d’avoir quelques années de pratique car le Muay Thaï est un sport où les coups peuvent être violents. Aussi, faut-il savoir les parer et/ou les esquiver. Par ailleurs, il est obligatoire de présenter des examens médicaux validant l’accès à ses rencontres (fond de l’œil, électro-cardiogramme). De plus, le pratiquant doit être licencié et accompagné de son entraîneur.

Le Muay Thaï est un sport à catégorie de poids. Les antagonistes se rencontrent en fonction de leurs âges (mineur/majeur), sexe, poids, et selon les classes auxquelles ils appartiennent (classes amateur, professionnel).

La pesée est toujours une « épreuve » redoutée car si le poids du combattant est supérieur au poids de la catégorie, il ne peut pas participer à la compétition. La pesée se déroule soit le jour même de la compétition, parfois la veille.        

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Le boxeur peut se représenter 1 fois à la pesée dans la journée : bien souvent, s’il n’est pas au poids, le boxeur fait de la corde à sauter ou court pendant 1h avec un Kway pour transpirer et revenir au poids. Pour éviter les dérives, il peut être refusé la participation d’un boxeur ayant perdu plus de 1 kg dans la même journée. En revanche, lors d’un gala (donc rencontre hors compétition), les adversaires peuvent s’entendre entre eux sur le poids si l’un des deux est un peu plus lourd que prévu. Mais le poids étant un des points centraux d’un face à face, il n’est pas obligatoire pour un boxeur d’accepter le  « surpoids » de son adversaire.

Les classes reflètent « l’ancienneté » et/ou l’expérience du combattant, donc son niveau. Aussi, selon le niveau de l’athlète, les protections sont plus ou moins importantes et obligatoires lors des rencontres : cela va du protège-dents, coquille (systématiquement portés) au casque et plastrons Le poids des gants de boxe varie également.

D’autre part selon, le niveau des boxeurs, la durée du combat (nombre et durée des rounds, temps de récupérations entre chaque round) diffère. Par exemple 3 rounds de 2 minutes / 1 minute de repos (classe C série 1), 5 rounds de 3 minutes / avec 1 minute 30 de repos (élite)…

Le combattant doit porter la tenue réglementaire (short de Muay Thaï et gants) sur le ring. L’arbitrage du combat est effectué par 4 juges de coins et un arbitre au centre du ring, chacun rendant sa fiche de points en fin de combat : le total des points détermine le vainqueur du combat. La rencontre est éprouvante pour l’athlète (chocs, impacts, blessures, fatigue…), mais spectaculaire pour les spectateurs!buakaw

 IV. Les conduites à risques et T.C.A : conséquences sur la santé et performances

TCA : troubles du comportement alimentaires

Le poids est l’élément clé pour le Nak Muay compétiteur ou professionnel, car il est décisif dans sa possibilité de participer à la rencontre. Cela implique des possibilités de gains financiers, pour le professionnel. Aussi, le poids est un facteur de stress et de pression pour le boxeur !

Par conséquent il est très souvent observé des comportements et pratiques à risques pour la santé et les performances du Nak Muay. Même si les faits sont bien connus dans la discipline, il existe peu d’études sur ces cas en Muay Thaï. Toutefois, les pratiques sont proches de celles décrites en boxe anglaise. Par ailleurs, pour des questions de similarité d’entraînements, de techniques et d’efforts, on compare volontiers le Muay Thaï à la boxe anglaise, pour laquelle il existe davantage de travaux et d’articles dans des revues scientifiques/médicales.

L’athlète se livre souvent à des régimes restrictifs (sur les plans énergétique, nutritionnel, hydrique) pour atteindre le poids ciblé. Les pertes de poids peuvent être de quelques kilos (3-4) à 10-15 kilos, ceci sur des périodes courtes (2 à 5 semaines). En effet, alors que le calendrier des compétitions est plutôt programmé en avance, les dates de galas/combats professionnels de Muay Thaï sont communiquées assez tardivement au combattant (cela dépend des organisateurs, promoteurs, sponsors…).

Il arrive par exemple, que des boxeurs Thaïlandais (lorsqu’ils combattent en France) viennent parfois sans même savoir dans quelle catégorie ils viennent boxer (alors qu’ils arrivent en général 1 semaine à peine avant la rencontre) : par conséquent, ils doivent parfois perdre 5 kilos en 2 jours voire 1 jour !!! On imagine aisément quels sont les procédés : 2 à 3h de course sur tapis en salle chauffée, Kway sur le dos, interdiction de boire et de manger, consommation de laxatifs…. Bien évidemment, ces exemples sont excessifs. Néanmoins, les pratiques habituelles n’en sont pas toujours si éloignées… Les conduites anorexiques sont fréquentes : certains boxeurs vont même jusqu’à compter leurs verre d’eau, … et les croyances sont nombreuses : certains crachent avant la pesée pour perdre quelques grammes de salive… Les carences sont réelles avec délais de récupération augmentés, des risques de blessure et des conséquences sur la carrière sportive du boxeur !

Les conséquences pour la santé et les performances du Nak Muay sont donc indéniables : perte de la puissance et de la force de frappe, augmentation des risques d’infection, agressivité accrue, impacts sur la tension artérielle, thermorégulation… (8) et (3).                                                      

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Même si un état de déshydratation ne modifie pas les volumes  et concentrations plasmatiques de façon significative (4),                            

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ni la fréquence cardiaque à l’exercice et au repos,                          

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il apparaît toutefois une diminution de la performance. Toutefois, il apparaît que certains boxeurs supportent bien mieux que d’autres la déshydratation et que les seules considérations physiologiques ne suffisent pas expliquer cela (4)(5)(6) : facteurs psychologiques, mental… ? Voici cependant, un tableau récapitulatif des effets de la déshydratation sur les capacités physiques :

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Il apparaît qu’une réhydratation après une déshydratation, ne permet pas de corriger et rétablir les capacités.

Ainsi, il est raisonnable et préférable d’orienter le Nak Muay sur une stratégie d’hydratation adaptée, lors de ses entraînements et de ses rencontres sportives (cf articles “Sport : hydratation et minéraux” et ” La gourde du sportif : comment préparer soi-même sa boisson sport”).

Une perte de poids rapide associée à un régime restrictif est vraisemblablement responsable de déséquilibres hormonaux, déminéralisation osseuse… Or, il n’en est pas ainsi ! En effet, les entraînements de boxe, et exercices pratiqués dans la discipline (et à fortiori transposables au Muay Thaï), sont considérés comme hautement bénéfiques sur l’ostéogénèse (6).                        

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Comme la boxe anglaise, le Muay Thaï est un sport de rapidité, de puissance, impliquant des accélérations multidirectionnelles. Les exercices réalisés sont très intensifs, répétitifs, par intervalles, en pliométrie.

Pour les boxeuses (effets de la pratique de sport à haut niveau sur la sportive : cf JANUS 30/11/2012, Carole MAITRE – INSEP, « La triade de la sportive), en particulier, la pratique de la discipline a un effet bénéfique sur la densité osseuse malgré un faible pourcentage de masse grasse et une très forte dépense énergétique liée à l’activité physique.      

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Des oligo-ménorrhées peuvent être fréquemment observées mais en aucun cas des aménorrhées.

Ainsi, il convient néanmoins de proposer aux Nak Muays une alimentation équilibrée, diversifiée, adaptée à leurs besoins. Il faut savoir que lors des entraînements et des combats, les Nak Muays utilisent essentiellement le métabolisme aérobie. Toutefois, l’évolution de la FC (fréquence cardiaque) et de la lactatémie lors de combats, témoignent de l’intensité de ces combats. La FC est croissante au cours du combat et la lactatémie augmente de façon significative à chaque reprise (9). Ainsi, la demande énergétique au cours d’un combat de boxe dépasse les possibilités de la filière aérobie et sollicite la glycolyse anaérobie. Pour renforcer cette dernière notion, une étude réalisée sur des Nak Muays (10), indique que les combats de Muay Thaï sollicitent les métabolismes anaérobie, au début du combat (essentiellement lors du 1er round), puis progressivement on observe un engagement graduel du métabolisme aérobie (2ème et 3ème rounds) : ici, les simulations de combats se sont faites sur 3 rounds, (pour des combats de 5 rounds de 3 minutes, l’engagement  de la filière aérobie est encore plus important, avec optimisation de l’utilisation du cycle des Cori). En conséquence, les féculents (glucides complexes) ne doivent pas être exclus de l’alimentation de ces boxeurs, même dans une perspective de perte de poids. En toute logique, une préparation nutritionnelle permet d’adapter les quantités et timing des prises alimentaires :              

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Il ressort quelques grandes lignes pour le pratiquant de Muay Thaï, telles que :

  • L’hydratation à l’entrainement: les boxeurs (en particulier et paradoxalement les compétiteurs) ne boivent pas ou peu pendant la séance. C’est une erreur hautement préjudiciable à la performance sportive!!!
  • Les collations de récupération post-entrainement (cf article “Une collation après l’entraînement favorise la récupération et la régénération”): beaucoup d’athlètes pensent que le fait de manger après l’entrainement va leur faire reprendre le poids si durement perdu !! quelle erreur : il s’agit de se réparer et assurer les resynthèses de façon précoce (glycogénique et synthèses protéiques), afin de réduire les délais de récupération.
  • Les rations d’attente lors des rencontres sportives : pour éviter de démarrer son combat avec des réserves énergétiques déjà entamées (le stress transformant le glycogène en lactate).
  • La planification de la perte de poids et non plus la perte de poids en urgence, de sorte à aborder plus sereinement l’épreuve de la pesée et optimiser ses séances d’entrainement.
  • Et donc une alimentation équilibrée et plus rationnelle au cours de l’année sportive: par exemple, des boxeurs de 20 ans pensent pouvoir manger tout ce qu’ils veulent sans prendre de poids (sous prétexte d’un métabolisme de base encore élevé à cet âge), et sans se soucier des impacts d’une mauvaise alimentation sur la performance et la longévité sportive
  • La fin de certaines idées reçues: « je ne mange plus aucune graisse pour m’assécher ». Les Naks Muays doivent saisir l’importance de consommer en quantités dosées des huiles végétales, ainsi que des poissons gras car sources d’acides gras essentiels, d’acides gras oméga 3 et oméga 6.

Dans le cadre d’une prise en charge nutritionnelle de cette catégorie de sportifs (ainsi que pour tout individu d’ailleurs), l’objectif premier est avant tout d’assurer un statut nutritionnel optimum (facteur de santé) puis d’optimiser ce statut en fonction des objectifs sportifs (facteur de performance). Nous parlons donc d’une préparation nutritionnelle avec différents programmes alimentaires spécifiques à l’athlète (planning hebdomadaire et planning d’entraînements) et évolutifs au cours de la saison sportive et période de préparation à un combat.

(fin de la 1ère partie….)

BIBLIOGRAPHIE

(1)Site du Muaythai Institute, Rangsit Thaïlande : http://www.muaythai-institute.net/Html/history.html

(2)Site Wikipédia rubrique Muay Thaï : http://fr.wikipedia.org/wiki/Muay_tha%C3%AF

(3)British Journal of Sports Medicine, 2001, 35, 390-395 : « Effects of rapid weight loss on mood and performance among amateur boxers » – Hall CJ, Lane AM

(4)European Journal of Applied Physiology, 2000, 83, 34-39 : « The effects in humans of rapid loss of body mass on a boxing-related task » – Smith MS, Dyson R, Hale T, Harrison JH, McManus P

(5)International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 2001, 11, 238-247 : « The effects of restricted energy and fluid intake on simulated amateur boxing performance » – Smith M, Dyson R, Hale T, Hamilton M, Kelly J, Wellington P

(6)Journal of bone and mineral metabolism, 2012, 30, 164-170 : « Weight regulation and bone mass : a comparison between professional jockeys, elite amateur boxers, and age, gender and BMI matched controls » – Dolan E, Crabtree N, McGoldrick A, Ashley DT, McCaffrey N, Warrington GD

(7)Applied physiology, nutrition and metabolism, 2008, 33, 863-869 : « Female boxers have high bone mineral density despite low body fat mass, high energy expenditure, and a high incidence of oligomenorrhea » – Trutschnigg B, Chong C, Habermayerova L, Karelis AD, Komorowski J

(8)International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 2010, 20, 80-85 : « Making the Weight : A case study from professional boxing » – Morton JP, Robertson C, Sutton L, MacLaren DPM

(9)Science & Sports, 1995, 10, 159-162 : « Evaluation du métabolisme énergétique de la boxe anglaise de haut niveau de performance » – Vallier JM, Brisswalter J, Hanon C

(10)Applied physiology, nutrition and metabolism, 2009, 34, 143-150 : « Physiological responses and energy cost during a simulation of a Muay Thai boxing match » – Crisafulli A, Vitelli S, Cappai I, Milia R, Tocco F, Melis F, Concu A